


Criteria for Assessing of Candidates (11/02)
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Briefing
Paper on Nomination of Judges (9/02)
List
of Judge Candidates for the Feb. 2003 elections

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International Criminal Court
International Justice: The
Wider Context
International Justice
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Criteres D’evaluation des Qualifications des Candidats au Poste de Juges a la Cour Penale Internationale
Ces critères ont été élaborés par
Le Comité des Avocats pour les Droits de l'Homme/
Human Rights First (Human Rights First),
Ils ont été endossés par les organisations suivantes :
Human Rights Watch(HRW)
l'Association mondiale des parlementaires (Parliamentarians for a Global Action - PGA), Women's Caucus for Gender Justice
et la Fédération Internationale des Ligues des Droits de l'Homme (FIDH)
Le Statut de Rome pose une série d’exigences relatives
aux qualifications que doivent posséder les juges de la Cour
Pénale Internationale (CPI) : ces exigences sont requises
de chacun des juges individuellement mais également des 18
juges dans leur ensemble (dans la mesure où l’article
36(8)(a) du Statut de Rome dispose à cet égard qu’une
représentation équitable des principaux systèmes
juridiques mondiaux, une représentation équitable
des principales régions géographiques mondiales, ainsi
qu’une répartition équitable des postes entre
hommes et femmes doivent être garantis). Les critères
établis ci-dessous portent uniquement sur les qualifications
requises de chacun des juges individuellement. Sur la base des exigences
établies par le Statut de Rome, ce document formule des recommandations
et des critères, non exhaustifs, visant à faciliter
l’évaluation des qualifications de chaque candidat.
Le Statut de Rome met l’accent sur six principaux points
s’agissant des qualifications des candidats : valeurs morales,
expertise professionnelle, aptitudes linguistiques, nationalité,
expertise dans certains domaines juridiques particuliers et indépendance.
Ces critères mettent en lumière des exigences a minima
et demeurent extrêmement vagues. Aussi s’avère-t-il
utile de développer une série de critères objectifs
d’évaluation des qualifications de chaque candidat,
sur la base des principes directeurs établis par le Statut
de Rome. Ces critères sont d’autant plus importants
que l’élection du premier panel de juges sera soumise
à une particulière vigilance.
I. NATIONALITE : LE CANDIDAT1 DOIT ETRE UN RESSORTISSANT
D’UN DES ETATS PARTIES
Article 36 (4) (c)
“Chaque
Etat Partie peut présenter la candidature d’une personne
à une election donnée. Cette personne n’a
pas nécessairement sa nationalité mais doit avoir
celle d’un Etat Partie.“
II- COMPETENCE ET QUALIFICATIONS
1. EXPERTISE PROFESSIONNELLE : UNE " COMPETENCE RECONNUE "
Les candidats devraient posséder les qualifications requises pour l'exercice des plus hautes fonctions judiciaires à l'échelon national
Article 36 (3) (a)
“
[Les juges sont choisis parmi des personnes.] réunissant les conditions
requises dans leurs Etats respectifs pour l'exercice des plus
hautes fonctions judiciaires. ”
Les candidats devraient avoir une compétence
reconnue en droit pénal et en procédure pénale, ou dans un domaine
pertinent du droit international
Article 36 (3) (b)
“
Tout candidat à un siège à la Cour doit :
(i) avoir une compétence reconnue dans les domaines du droit
pénal et de la procédure pénale ainsi que l’expérience
nécessaire du procès pénal, que ce soit en
qualité de juge, de procureur ou d’avocat, ou en toute
autre qualité similaire, ou
(ii) avoir une compétence reconnue dans des domaines pertinents
du droit international, tels que le droit humanitaire international
ou les droits de l’Homme, ainsi qu’une grande expérience
dans une profession juridique qui présente un intérêt
pour le travail judiciaire de la Cour ; ”
Les candidats peuvent avoir une expertise juridique
spécifique
Article 36(8) (b)
“Les
Etats Parties tiennent également compte de la nécessité
d’assurer la présence de juges spécialisés
dans certaines matières, y compris, mais sans s’y
limiter, les questions liées à la violence contre
les femmes ou les enfants. ”
Une « compétence reconnue » devrait être
entendue comme suit : la possession d’une expérience
pratique pertinente, ainsi qu’une expertise professionnelle
solide et reconnnue, y compris une expertise juridique particulière2.
“Une expérience pratique conséquente
est nécessaire à la démonstration d’une
« compétence reconnue”
- o La démonstration d’une expérience
pratique devrait être favorisée, plutôt que
l’expertise académique ; cependant, tout candidat
devrait faire montre d’une compréhension poussée
et juste des conséquences et implications potentielles
de toute décision susceptible d’être prise
par la Cour dans tout type d’affaire3.
- Une expérience pratique pourrait signifier
la démonstration d'une expérience professionnelle significative
significative4, pertinente et irréprochable
(qui peut également être évaluée
sur la base de la réputation dont jouit le candidat au
sein de la communauté juridique à l’échelon
national ou international) ; cette disposition n’est pas
mentionnée par le Statut de Rome mais devrait être
prise en considération lors de l’évaluation
de la compétence des candidats ;
- o Une expérience pratique est un
moyen d’évaluer les aptitudes intellectuelles et
analytiques du candidat (à savoir, par exemple, la capacité
à repérer les faits pertinents parmi une grande
quantité d’informations, la capacité à
prononcer des décisions équitables, etc)5.
Les candidats devraient posséder une «
compétence reconnue » soit en droit pénal et
procédure pénale, soit dans un domaine pertinent du
droit international
Conformément au Statut (article 36 (3)), les candidats
doivent faire montre d’une compétence reconnue soit
en « droit pénal et procédure pénale
» (article 36 (3) (b) (i)) soit dans « des domaines
pertinents du droit international » tels que le droit humanitaire
international et les droits de l’Homme. Dans tous les cas,
les candidats doivent faire preuve de qualités professionnelles
adéquates et solides.
Candidats avec une expertise en droit pénal et en procédure
pénale
i. Ces candidats devraient
avoir une compétence reconnue en droit pénal et procédure
pénale, et l’expérience professionnelle nécessaire
afin de pouvoir postuler pour un siège à la Cour :
ils devraient donc être des juristes ayant une compétence
reconnue dans ces matières (juges, procureurs, avocats…)6.
ii. Si, dans la phase
finale de sélection du candidat qui représentera l’Etat
Partie, le choix est ramené à deux candidats aux qualités
par ailleurs égales, il devrait être pris en compte
le besoin particulier d’experts en droit pénal (international)
dans la composition de la Cour7:
a.Le Statut de
Rome requiert qu’au moins 9 des 18 juges soient d’éminents
experts en droit pénal et en procédure pénale
; le minimum d’experts en droit international est fixé
à 5, ce qui est une reconnaissance implicite du besoin
de la Cour d’être composée en majorité
d’experts appartenant à la première catégorie.
b. La CPI est,
comme son nom l’indique, une juridiction pénale,
aussi toute expérience en droit pénal national et
procédure pénale nationale sera déterminante
pour le bon fonctionnement de la Cour, en particulier pour la
conduite juste et efficace des procès8.
iii. Les candidats
ayant une compétence en droit pénal devraient également,
de préférence, avoir une connaissance solide du droit
international. Les candidats ayant à la fois une expérience
en droit pénal et une connaissance aguerrie du droit international
devraient être privilégiés aux dépends
de candidats qui auraient une expérience en droit pénal,
mais aucune connaissance du droit international.
Candidats possédant une expertise en droit international
i. Ces candidats doivent
être des professionnels ou des experts pratiquant le droit
international : professeurs, experts auprès de la Cour Internationale
de Justice et autres juridictions internationales, ou tout autre
individu ayant une expérience pertinente en droit international,
expérience acquise au sein d’organisations internationales,
organisations non-gouvernementales, etc.
ii. Si un diplomate
– ou une personne appartenant à toute autre catégorie
de fonctionnaires de l’Etat – est considéré
par un Etat Partie comme étant un candidat potentiel, il
ou elle devra renoncer à son appartenance au corps diplomatique
– ou, respectivement, à toute autre catégorie
de fonctionnaires de l’Etat, de serviteur du gouvernement
ou du service public – si il/elle est élu(e), ceci
afin d’assurer le principe d’indépendence des
juges. Les candidats issus du corps diplomatique devraient, de surcroit,
faire montre d’une expertise juridique respectable ainsi que
d’une connaissance du droit pénal national et de la
procédure pénale nationale.
Une " expertise juridique particulière
" serait un atout contribuant à démontrer une " compétence reconnue
"
Les candidatures de personnes ayant une expertise juridique particulièrement
pertinente auprès de la CPI, ainsi que cela est spécifié
par le Statut de Rome dans son article 36 (8) (b), devraient être
examinées avec une particulière attention.
- Cela pourrait signifier, par exemple, une
expertise juridique sur les questions liées à la
violence exercée contre les femmes ou les abus portés
aux droits de l’enfant, tel qu’il est mentionné
dans le Statut ;
- D’autres domaines d’expertise
pourraient inclure le droit humanitaire international (droit international
de la guerre, droit international relatif au statut des réfugiés
et apatrides, contexte juridique des opérations militaires,
etc) ou des domaines spécifiques du droit pénal
national ou du droit pénal comparé.
2. APTITUDES LINGUISTIQUES
Article 36(3)(c)
“Tout
candidat à un siège à la cour doit avoir
une excellente connaissance et une pratique courante d’au
moins une des langues de travail de la Cour .”
Une pratique courante de l’anglais
ou du français est requise, mais la pratique courante des
deux langues est désirable
Le Statut de Rome requiert que chaque candidat fasse un excellent
usage de l’une des deux langues de travail de la Cour (anglais
et français). La pratique courante des deux langues serait
cependant préférable, afin de faciliter la communication
entre les juges, la communication entre les juges et le personnel
de la Cour ainsi que la communication entre les juges et tout catégorie
de personnes ayant à faire à la Cour (l’importance
de la maîtrise des deux langues de travail a été
illustrée par les difficultés de communication rencontrées
dans d’autres tribunaux pénaux internationaux ou juridictions
internationales),. La connaissance d’au moins une des langues
officielles de la Cour (anglais, arabe, chinois, espagnol, français
et russe), en plus de la maîtrise d’au moins une des
deux langues de travail de la Cour, sera un avantage
Une utilisation de ces langues dans un cadre
professionnel, pour la rédaction de rapports, décisions de justice
ou autre documents dans ces langues, est un avantage significatif.
3. ENGAGEMENT EN FAVEUR DES DROITS DE L’HOMME
- Les candidats devraient être
en mesure de démontrer un solide engagement en faveur des
droits de l’Homme, des questions humanitaires9
et de la règle de droit, ainsi qu’une
connaissance adéquate de la CPI
L’engagement en faveur des droits de l’Homme peut
se traduire par un intérêt poussé et un engagement
en faveur de questions liées aux droits de l’Homme,
par exemple à travers une collaboration avec des organisations
non-gouvernementales, des organisations internationales ou par
des publications.
- Les candidats doivent soutenir et
respecter le principe d'égalité des droits et de non-discrimination
entre hommes et femmes
Le Statut de Rome requiert que le candidat soutienne les efforts
de sensibilisation de la communauté internationale en faveur
du renforcement de l’égalité des genres, ainsi
qu’il adhère à des points de vue progressifs
sur les questions relatives aux droits des femmes.
- Les candidats ne devraient faire
l'object d'aucune forme de discrimination, sur quelque fondement
que ce soit
Les candidats ne devraient faire l’objet d’aucune
forme de discrimination, directement ou indirectement, que ce
soit en raison de leur race, genre, sexe, état civil ou
situation familiale, origine ethnique ou sociale, couleur, sexualité,
âge, handicap, religion, conscience, croyances, culture,
langue ou naissance. Le groupe de candidats, et le panel de juges
qui en sera issu, devrait refléter la diversité
des sociétés humaines.
4. AUTRES QUALIFICATIONS
De bonnes qualités relationnelles sont désirables
- La capacité à communiquer
efficacement avec toute catégorie de personnes associées
aux procédures de la CPI, y compris des personnes qui ne
seraient pas familières avec les formalités et procédures
de la Cour, serait un avantage. De bonnes qualités relationnelles
peuvent inclure : le maintien de bonnes relations avec de précédents
collègues, la capacité à expliquer une prise
de
décision et la capacité à travailler en groupe
ou en équipe10.
Une maîtrise de l’outil informatique est un avantage
- La capacité à faire usage des
outils informatiques et électroniques (internet) serait un
avantage.
III. LES CANDIDATS DOIVENT DEMONTRER DE HAUTES QUALITES MORALES,
DES VALEURS D’INDEPENDANCE ET D’INTEGRITE
- Les candidats doivent faire preuve
de grandes qualités morales et d'impartialité et d'intégrité
Article 36 (3)(a)
“les
juges sont choisis parmi des personnes jouissant d’une
haute considération morale, connues pour leur impartialité
et leur intégrité et réunissant les conditions
requises dans leurs Etats respectifs pour l’exercice des
plus hautes fonctions judicaires ”
- Indépendance
Article 40
“1.
Les juges exercent leurs fonctions en toute indépendance.
2. Les juges n’exercent aucune activité qui pourrait
être incompatible avec leurs fonctions judiciaires ou
faire douter de leur indépendance.
3. les juges tenus d’exercer leurs fonctions à
plein temps au siège de la Cour ne doivent se livrer
à aucune autre activité de caractère professionnel
”
Aucune affiliation ne doit menacer, influencer ou entraver
l'indépendance et l'intégrité d'un candidat
Les candidats ne doivent entretenir aucune affiliation formelle,
si ces affiliations leur donneraient une prédisposition à
se montrer clément en faveur de certaines personnes, ou à
prononcer des jugements inéquitables et partiaux. De telles
affiliations pourraient entraver le fonctionnement juste et efficace
de la justice ou compromettre les exigences de la fonction de juge,
affaiblissant ainsi les principes moraux établis par le Statut
de Rome. Les candidats doivent pouvoir apporter la garantie que
durant leur mandat à la CPI ils ne s’engageront dans
aucune activité de nature susceptible d’entrer en conflit
avec leur devoir d’indépendance et d’impartialité11.
- Les juges qui exerçaient auparavant
des fonctions au sein du corps diplomatique, du service public
ou du service de l’Etat, devraient soumettre leur démission
et renoncer aux privilèges associés à ces
fonctions avant leur entrée en fonction.
- Les candidats doivent comprendre l’importance
du principe d’intégrité pour le travail juste
et efficace de la Cour : les candidats doivent montrer une disposition
à se récuser dans l’éventualité
où des conflits d’intérêt venaient à
voir le jour dans un cas particulier et pourraient, directement
ou indirectement, affecter leur impartialité.
- Au cours de leur carrière, les candidats
doivent avoir démontré une attitude irréprochable
concernant certaines questions : intégrité financière,
résistance face aux pressions publiques ou politiques (par
exemple en maintenant une décision juste même si
elle est impopulaire), préservation de la confidentialité
d’une affaire (pendant l’instruction et le procès
mais aussi après que le juge ait quitté ses fonctions),
discrétion, humilité12.
- De hautes valeurs morales doivent guider
le candidat, que ce soit dans sa vie publique ou dans sa vie privée
; en particulier, il serait dommageable pour un candidat d’être
impliqué dans des affaires de violence conjugale, harcèlement
sexuel, abus de pouvoir et abus d’autorité par exemple.
Au cours de sa carrière, le candidat doit avoir démontré
un engagement en faveur de l'administration juste et efficace de
la justice.
Les candidats doivent faire preuve d'ouvertiure d'esprit
et d'objectivité
L’ouverture d’esprit du candidat et son objectivité
doivent faire l’objet d’une évaluation, en particulier
les capacités du candidat à respecter et comprendre
les différentes origines sociales, ethniques et culturelles13
de ceux qui font appel à la Cour, y compris les victimes.
Summary of
Recommendations and Concerns
Bibliographie sélective
| Alegre Avila José Manuel (1998), La
Ley Orgánica del Poder Judicial y |
| |
los Concursos Entre Juristas de Reconocido
Prestigio para el Accesio a la Carrera Judicial, Revista
del Poder Judicial No. 11
|
| American Bar Association (1999), The ABA Standing
Committee on |
| |
Federal Judiciary. What it is and how it works
|
| Baudot Caroline (2001),CICC memo on Election
of Judges. Draft |
| |
Criteria, New York : CICC
|
| Chung Wai Lam (2001), The Process of Appointment
of Judges in |
| |
Hong Kong since 1976, Hong Kong : Research
and Library Services Division, Legislative Council Secretariat
|
| Conseil Supérieur de la Magistrature (2001),
Rapport Annuel, available |
| |
at http://www.conseil-superieur-magistrature.fr/rapports-annuels/rapport2001
|
| Cumaraswamy Dato Param (2002), Civil and Political
Rights, Including |
| |
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Administration of Justice, Impunity, Report of the Special
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in accordance with Commission on Human Rights resolution 2001/39,
New York : United Nations Commission on Human Rights E/CN.4/2002/72
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| Eigen Peter (2001), An Independent Judicial
System. Empowerment, |
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Security and Opportunity through Law and Justice,
paper presented at the Saint-Petersburg Conference on Independent
Justice, July 8-12, 2001- the report is available at http://www.transparency.org/speeches/pe_stpetersburg.html
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Group on |
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Vienna : United Nations Office for Drug Control and Crime Prevention,
Centre for International Crime Prevention |
| García Valdés Carlos (1987), La
Selección y Formación de los Jueces en |
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España : el Centro de Estudios Judiciales,
Revista del Poder Judicial No. 7 |
| González-Cuéllar García Antonio
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Perfeccionamiento de Jueces y Magistrados,
Revista del Poder Judicial
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| Inter-American Court of Human Rights, www.corteidh.or.cr
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| International Crisis Group, International Criminal
Tribunal for Rwanda : |
| |
Delayed Justice, ICG Africa Report
No.30, 7 June 2001 – the report is available online
at http://www.crisisweb.org/projects/showreport.cfm?reportid=442
|
| Jueces para la Democracia (2002), Selección
y Formación de Jueces – |
| |
Notas para un modelo de constitucional de juez,
Barcelona : Secretario de Jueces para la Democracia
|
| Joinet Louis (1993), Report on the Independence
of the Judiciary and |
| |
the Protection of Practising Lawyers, prepared
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on Prevention of Diuscrimination and Protection of Minorities,
New York : United Nations E/CN.4/Sub.2/1993/25 |
| Kirby Michael (2001), Tackling Judicial Corruption
Globally, (Michael |
| |
Kirby is a Judge at the High Court of Australia)
http://www.hcout.gov.au/speeches/kirbyj/kirbyj_stjames.htm
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| Kirkhill Lord (1995), Report on the procedure
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| |
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and Human Rights |
| Neil Falzon, Matthias Goldmann, Ketevan Khutsishvili
(eds.), |
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Courts. A Comparative Study, Brussels : European Law Students’
Association (ELSA) Legal Research Group, April 2002
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| Popkin Margarte (2002), Efforts to Enhance
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Latin America : a Comparative Perspective,
Washington : Due Process of Law Foundation |
| South African Constitutional Court, www.concourt.gov.za
|
Endnotes
1Il
serait si-après fait référence aux candidats
de manière générique. L’emploi du masculin
(« le candidat ») doit etre compris comme un usage générique
du terme, incluant à la fois les candidatures masculines
et les candidatures féminines.
2En Espagne il est
fait référence au « prestige reconnu »des
candidats aux plus hautes fonctions judiciaires. Alternativement,
The American Bar Association (ABA) énumère les critères
suivants comme éléments de définition de la
“qualification professionnelle” des juges fédéraux
: intégrité, compétence professionnelle, et
tempérance juridique.
3 En ce qui concerne
la sélection des juges de la Cour Suprême des Etats-Unis,
ABA souligne que la complexité et la diversité des
questions soulevées devant la Cour Suprême, l’importance
des problèmes sociaux sous-jacents, le besoin de trouver
un juste milieu entre traditions et changement ainsi que le rôle
crucial et la responsabilité pesant sur cette Cour sont parmi
les facteurs justifiant la sévérité des critères
de sélection des juges. De façon similaire, dû
au rôle sans précédent que la CPI sera amenée
à jouer, les juges devraient être d’une qualité
exceptionnelle, ce qui implique non seulement une capacité
de technicien appliquant la règle de droit, mais aussi la
compréhension de l’ensemble des questions en jeu.
4 Intellectual capacity
for the ABA means the ability to write lucidly and persuasively,
to harmonize a body of law, and to give guidance to the trial courts
for future cases. Scotland and Tasmania refer to intellectual and
analytical ability and “sound judgment” as the ability
to concentrate for long periods of time, to understand and assimilate
facts and arguments, to apply relevant legal principles to particular
facts, etc.
5 Pour ABA, la capacité
intellectuelle d’un candidat signifie son aptitude à
rédiger de facon lucide et persuasive, à harmoniser
le corpus juridique et à guider d’autres tribunaux
dans des cas similaires ultérieurs. L’Ecosse et la
Tasmanie font référence à la capacité
intellectuelle et analytique et au “jugement sensé”
comme signifiant une capacité à maintenir une concentration
pendant de longue période de temps, à comprendre et
assimiler faits et arguments, et à appliquer les principes
juridiques adéquats à des faits particuliers, etc.
6 L’article
36 (3) (b) I) du Statut de Rome fait référence à
de telles options, ce qui est une pratique courante dans bon nombre
de pays. En France, en Espagne et aux Etats-Unis par exemple, il
n’est pas nécessaire d’avoir précédemment
exercé en tant que juge afin de pouvoir postuler aux plus
hautes fonctions judiciaires : une personne qui a une pratique aguerrie
du droit et a une expérience suffisante des procès
est éligible à ces positions. Cela inclut des avocats,
des personnes servant ou associées à l’administration
judiciaire ou dans des organes d’arbitration indépendants
du système judiciaire, des personnes enseignant les techniques
de plaidoierie et de comparution devant les cours et tribunaux ou
d’autres matières spécifiques, etc. Un parcours
remarquable dans le domaine juridique peut compenser le manque de
familiarité d’un candidat potentiel avec les cours
et tribunaux. Cependant, même si les activités civiles
et le service public sont une expérience de valeur, ils ne
sont pas des substituts d’une expérience significative
de la pratique du droit. A Hong-Kong, la Loi Fondamentale («
Basic Law ») de 1997 stipule, dans son article 92, que “les
juges et autres membres du système judiciaire de la Région
Administrative Spéciale de Hong Kong doivent être choisis
sur la foi de leur qualités judiciaires et professionnelles…”;
en particulier, les “qualités” prises en compte
pour l’attribution de postes judiciaires comprennent: une
compétence remarquable en tant qu’avocat et la capacité
à faire montre d’excellence professionnelle. L’Afrique
du Sud est l’un des rares cas où les juges siégeant
au sein des juridictions supérieures, y compris la Cour Suprême,
doivent avoir exercé précédemment en qualité
de juge (ce critère étant établi par la Constitution).
Lord Kirkhill, dans un rapport présenté à l’Assemblée
Parlemantaire du Conseil de l’Europe, recommandait que “les
personnes nommées devraient de préférence être
ou avoir été des juges siégeant ou ayant siégé
dans une des juridictions nationales” non seulement dans un
souci de nommer des juges expérimentés, mais également
parce que cela signifie que leur compétence a déjà
été évaluée.
7 Même si la
compétence en droit international est en soi un élément
important (parce que les juges seront amenés à prononcer
des décisions sur des questions de portée internationale),
la Cour devrait être composée en majorité d’experts
en droit pénal car elle devra juger des affaires criminelles.
De plus, comme cela a été souligné dans un
rapport de International Crisis Group à propos du Tribunal
Pénal International pour le Rwanda (juin 2001), “ la
performance médiocre du tribunal est liée à
la médiocre productivité des juges, dont certains
sont incapables d’assurer la conduite de procès pénaux,
et à leur absentéisme souvent prolongé. (…)
la sélection des juges devrait être plus rigoureusement
organisée et (…) les candidats qui n’ont pas
d’expérience solide en tant que juge de juridiction
pénale devraient être écartés”.
ICG, International Criminal tribunal for Rwanda : Delayed Justice,
ICG Africa Report No. 30. 7 Juin 2001, p.11
8 Elément souligné
par Thordis Ingadottir, The International criminal Court Nomination
and Election of Judges : A Discussion Paper, PICT- The project on
International Courts and Tribunals, ICC Discussion Paper #4, juin
2002, p.8
9 Ce critère
apparait légitime si l’on considère par exemple
que les candidats aux fonctions judiciaires au sein de la Cour Européenne
des Droits de l’Homme (CEDH) doivent établir en détail
les « activités et expériences dans le domaine
des droits de l’homme » lorsqu’ils remplissent
le curriculum vitae standard établi par la CEDH doc. 7439).
10 Un certain nombre
de pays, par exemple l’Australie, le Canada et le Roayume
Uni (Ecosse) intègrent ce critère dans les exigences
prises en compte lors de la sélection de candidats ou de
personnes nominées. Le Conseil Supérieur de la Magistrature
français (qui agit en tant que structure disciplinaire pour
les juges ; a vocation constitutionnelle à conseiller le
gouvernement ; a un rôle consultatif dans les réformes
législatives et intervient dans le processus de nomination/sélection
des candidats aux plus hautes fonctions judiciaires) reconnaît
que les plus hautes fonctions judiciaires devraient etre confiées
à des personnes démontrant des qualités d’organisation,
de leadership et une capacité à motiver et animer
un groupe de collègues (www.conseil-superieur-magistrature.fr/rapports-annuels/rapport2001,
chapitre 1, section 4). A Hong Kong, le Judicial Officers recommendation
Commission (JORC) a accru le nombre de qualités requises
pour la nomination à la Court of Final Appeal (Cour de cassation,
ayant le rôle de Cour Suprême à Hong Kong) afin
d’inclure des qualités telles que l’abilité
à travailler en équipe et à susciter le respect
et la confiance des membres de la profession judiciaire afin d’accomplir
avec leur assentiment le développement de la cour et du système
juridique et acquérir la nécessaire déférence
au sein de la communauté locale et internationale. Au Salvador,
la manière d’assurer le fonctionnement quotidien de
la Cour, y compris le respect des délais, est évaluée
régulièrement et constitue l’un des critères
pris en compte pour l’avancement hiérarchique (cela
est également le cas au Chili).
11 Ceci est exigé
également des juges de la CEDH, qui doivent « siéger
en leur seul et unique nom ».
12 Dans certains
pays tels que le Royaume Uni ou l’Australie, les critères
suivants sont également pris en considération : autorité,
sens de l’efficacité, maturité, tempérament
sensé, énergie, ou sens des responsabilités.
A Hong Kong, depuis 1997, les exigences d’éligibilité
aux fonctions judiciaires au sein de la Cour Suprême peuvent
inclure des qualités personnelles d’honnêteté,
intégrité, industrie, indépendance et capacité
intellectuelle ; le candidat doit aussi avoir des qualités
de prévision et de leadership ; le candidat doit avoir les
qualités juridiques de maitrise de la règle de droit,
d’expression claire, concise et convaincante, et la capacité
à faire progresser le droit dans le respect des besoins de
principe et des nécessités pratiques. L’ABA
intègre à sa liste de critères définissant
le tempérament judiciaire et les valeurs morales exigées
d’un juge de juridiction fédérale : compassion,
sens de l’efficacité, ouverture d’esprit, courtoisie,
patience, absence de parti pris et engagement en faveur de la justice,
dans le respect de la règle de droit.
13
En Espagne, la Constitution précise que la justice émane
du peuple : les juges devraient être choisis (soit par le
biais de la Escuela Judicial soit au moyen de concours et examens
spéciaux pour les avocats et juristes de prestige reconnu)
en fonction de leur capacité à comprendre la complexité
du contexte social et culturel dans lequel les conflits que le juge
aura à résoudre surgissent. Cf. Jueces Para la Democracia,
Selección y formación de jueces – Notas para
unmodelo de constitucional de juez, barcelone, 16 mars 2002.
|